Tokyo reste la capitale mondiale de la gastronomie avec plus de 500 restaurants distingués par le guide Michelin. Cette sélection des dix meilleures tables en 2026 combine les nouvelles étoiles, les adresses plébiscitées par les locaux et les expériences qui marquent vraiment un voyage. Du sushi ultra-précis à la cuisine française réinventée, chaque adresse apporte quelque chose d’unique.
Les tables trois étoiles qui dominent
Sézanne
Installé au Four Seasons Marunouchi, Sézanne a obtenu sa troisième étoile en 2025 sous la direction de Daniel Calvert. Les assiettes marient techniques françaises et produits japonais avec une justesse rare : foie gras poêlé sur un lit de myoga, tarte tatin au yuzu ou homard bleu cuit à la perfection. Le cadre sobre, la vue sur les jardins impériaux et le service fluide justifient largement le prix. Réservation obligatoire plusieurs semaines à l’avance.
Kanda
Depuis 2008, Kanda conserve ses trois étoiles sans faille. Le chef Hiroyuki Kanda propose un kaiseki minimaliste où chaque ingrédient raconte une histoire : abalone grillé, tofu frais maison, caviar sur riz pressé. L’ambiance intime (seulement 8 couverts) et la cave exceptionnelle en font une référence absolue de la haute cuisine japonaise.
Les nouvelles étoiles qui montent
Tempura Motoyoshi
Passé à deux étoiles en 2025, ce comptoir d’Aoyama révolutionne la tempura. Le chef Kazuhito Motoyoshi travaille des légumes rares et des poissons du jour avec une légèreté incroyable. Chaque bouchée est croquante à l’extérieur, fondante à l’intérieur, et servie directement sortie de l’huile. Une expérience courte mais intense.
Narisawa
Yoshihiro Narisawa continue de surprendre avec sa cuisine « satoyama ». Le fameux « soil soup » (soupe de terre) ou le wagyu cuit dans de la terre restent des classiques. Les menus changent tous les mois selon les saisons et l’inspiration du moment.
Sushi et omakase d’exception
Sushi Kadowaki
Dans une ruelle de Ginza, ce comptoir de 8 places sert un edomae sushi au poisson vieilli. Le chef Kadowaki excelle sur les pièces grasses comme le toro ou le shiro maguro. Les accords vin-japonais sont particulièrement réussis.
Sushi Shunji
Motoazabu, standing bar discret. Le chef Shunji travaille au vinaigre rouge traditionnel et propose des pièces rares comme l’uni roll ou le hamaguri. L’ambiance décontractée contraste avec la précision des couteaux.
Les classiques indémodables
Den
Zaiyu Hasegawa continue de jouer avec les codes du kaiseki : « Dentucky Fried Chicken » ou foie gras en tempura. L’humour et la créativité rendent chaque repas mémorable.
Tonki
Depuis 1939 à Meguro, ce tonkatsu reste une institution. Filet ou côte de porc panés, chou émincé à volonté, miso soup et riz blanc. Simple, parfait, et toujours bondé à midi.
Ginza Kagari
Le toripaitan ramen le plus crémeux de la ville. Bouillon de poulet ultra-concentré, nouilles fines, chashu fondant. File d’attente habituelle mais qui avance vite.
Conseils pratiques pour bien choisir
- Réservez les tables étoilées 1 à 3 mois à l’avance via les sites officiels ou TableCheck.
- Privilégiez les déjeuners omakase : mêmes produits, prix souvent divisés par deux.
- Les restaurants de quartier comme Tonki ou Kagari s’abordent sans réservation.
- Emportez du cash : beaucoup de petites adresses n’acceptent pas les cartes.
Comparatif rapide
| Restaurant | Cuisine | Quartier | Prix moyen (déjeuner/dîner) |
|---|---|---|---|
| Sézanne | Française moderne | Marunouchi | 25 000 ¥ / 45 000 ¥ |
| Kanda | Kaiseki | Roppongi | 30 000 ¥ / 50 000 ¥ |
| Tempura Motoyoshi | Tempura | Aoyama | 18 000 ¥ / 35 000 ¥ |
| Sushi Kadowaki | Sushi | Ginza | 20 000 ¥ / 40 000 ¥ |
| Tonki | Tonkatsu | Meguro | 2 500 ¥ / 3 500 ¥ |
Tokyo évolue vite, mais ces dix adresses restent solides en 2026. Elles offrent à la fois l’excellence technique et une vraie émotion culinaire. Bon appétit !

