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Visiter Kyoto en 3 jours : notre meilleur itinéraire jour par jour

Trois journées à Kyoto suffisent pour voir les temples les plus connus, les ruelles d’Higashiyama, la forêt de bambous d’Arashiyama et les torii de Fushimi Inari, à condition de grouper les visites par quartier. La ville s’étale, les bus ralentissent dès 9 h et les files s’allongent vite autour de Kiyomizu-dera et du Pavillon d’or. Notre itinéraire Kyoto 3 jours part donc à l’est le premier matin, bascule à l’ouest le deuxième, puis coupe au sud et au centre le dernier jour. On marche beaucoup, on prend le train quand ça gagne du temps, on réserve les aubes aux sites ouverts 24 h. Voici le déroulé concret, avec horaires, tickets et astuces de terrain pour visiter Kyoto en 3 jours sans courir d’un bout à l’autre de la carte.

Le principe : un quartier par jour

Kyoto compte plus de 1 600 temples. Personne ne les voit tous. L’erreur classique consiste à enchaîner Fushimi Inari le matin, Kinkaku-ji à midi et Kiyomizu-dera le soir. Résultat : une heure de bus entre chaque étape, des files, des photos prises dans la foule. Le bon réflexe consiste à coller les lieux qui se touchent.

Le premier jour reste à l’est : collines d’Higashiyama, pentes de Sannen-zaka et Ninen-zaka, sanctuaire Yasaka, soirée à Gion. Le deuxième jour part tôt vers l’ouest : forêt de bambous d’Arashiyama, temple Tenryu-ji, puis Kinkaku-ji en fin de matinée. Le troisième jour commence au sud à Fushimi Inari Taisha, redescend vers le château de Nijo et se termine au marché de Nishiki. Cette découpe réduit les trajets à 15–30 minutes et laisse de la place pour manger sans regarder sa montre.

Se déplacer sans perdre une demi-journée

Une carte IC (ICOCA, Suica ou PASMO) règle presque tout : bus municipal à tarif unique d’environ 230 yens, métro, trains JR locaux, Keihan, Hankyu. On tapote à l’entrée et à la sortie. Le pass métro + bus à 1 100 yens la journée devient rentable à partir de cinq trajets. Sinon, la carte IC reste plus simple.

Le train gagne souvent sur le bus. Pour Fushimi Inari, la ligne JR Nara dépose à Inari en cinq minutes depuis Kyoto Station. Pour Arashiyama, la JR Sagano Line arrive à Saga-Arashiyama en une vingtaine de minutes. Les bus 100, 101, 205 et 206 desservent les temples du nord et de l’est, mais ils s’embouteillent entre 9 h et 16 h, surtout en saison des cerisiers et des érables. Un taxi de 8 à 15 minutes coûte souvent moins cher que le temps perdu dans une file à l’arrêt Gojozaka.

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Google Maps fonctionne bien. On vérifie l’horaire réel du bus plutôt que l’horaire théorique. Les chaussures plates et une gourde valent plus qu’un sac à dos trop lourd : les journées dépassent facilement 15 000 pas.

Où dormir pour cet itinéraire

Deux bases marchent. Gion / Higashiyama place le premier jour à pied : Kiyomizu-dera, Yasaka, Hanamikoji. Le soir, on rentre sans transport. Le prix grimpe, surtout en novembre. Autour de Kyoto Station, les hôtels sont plus nombreux, les trains partent sous le bâtiment, Fushimi Inari et Arashiyama restent directs. Le centre Kawaramachi / Sanjo constitue un bon compromis : restaurants, Pontocho, métro Tozai.

Pour trois nuits, on reste au même hôtel. Changer de quartier consomme une matinée de bagages. Un ryokan une seule nuit suffit si on veut le dîner kaiseki et le futon ; les deux autres nuits, un hôtel avec un bon petit-déjeuner accélère le départ à 7 h.

Itinéraire - Kyoto en 3 jours
Itinéraire – Kyoto en 3 jours

Jour 1 : Higashiyama, Kiyomizu-dera et Gion

Matinée à Kiyomizu-dera

On vise 7 h 15 sur le parvis. Le temple ouvre vers 6 h, l’entrée adulte tourne autour de 500 yens, et la terrasse en bois surplombe la ville avant l’arrivée des cars. La scène principale a été reconstruite sans clou apparent. En bas, la cascade Otowa propose trois filets d’eau : longévité, réussite scolaire, amour. On choisit un seul gobelet, la tradition le dit.

En redescendant, Sannen-zaka et Ninen-zaka gardent les machiya, les boutiques de céramique et les stands de yatsuhashi. Avant 9 h, on photographie la pagode Yasaka (Hokan-ji) sans vingt personnes dans le cadre. Un matcha ou un café sur une terrasse en bois pose le rythme. Kodai-ji, un peu plus bas, ajoute un jardin et parfois un petit bosquet de bambous moins connu qu’Arashiyama.

Après-midi vers Yasaka et Maruyama

Le sanctuaire Yasaka reste gratuit et ouvert en continu. Les lanternes de pierre et le bâtiment principal marquent l’entrée historique de Gion. Le parc Maruyama, juste à côté, sert de pause : bancs, étang, parfois un cerisier solitaire encore célèbre hors saison. Chion-in impressionne par sa porte monumentale et sa cloche ; on y passe 30 à 40 minutes sans forcément tout visiter.

Si les jambes tiennent, Kennin-ji, le plus ancien temple zen de la ville, se trouve à dix minutes à pied. Les peintures de dragons au plafond et le jardin sec calment après la foule de Kiyomizu-dera.

Soirée à Gion et Pontocho

Hanamikoji s’anime à la tombée du jour. On marche sur le côté, on ne bloque pas les geiko ni les maiko, on ne les photographie pas sans accord. Shirakawa et son canal bordé de saules donnent de meilleures images que la rue principale saturée. Pour dîner, Pontocho aligne izakaya et terrasses au-dessus de la Kamo d’avril à septembre. Un obanzai, un bol de soba ou un menu kaiseki simple clôt la journée. Budget repas du soir : 2 000 à 6 000 yens selon le niveau.

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Jour 2 : Arashiyama, bambous et Pavillon d’or

Aube dans la forêt de bambous

Départ vers 6 h 30 de Kyoto Station, JR Sagano Line jusqu’à Saga-Arashiyama. La forêt de bambous n’a pas de billet, pas d’horaire. À 7 h 15, le chemin principal reste praticable. À 9 h 30, on avance épaule contre épaule. Dix minutes de marche suffisent pour le sentier célèbre ; le vrai plus consiste à enchaîner avec le jardin de Tenryu-ji (environ 500 yens), classé au patrimoine mondial, puis le pont Togetsukyo au-dessus de la Katsura.

Le parc aux singes Iwatayama grimpe fort. On le saute si le calendrier est serré. Nonomiya-jinja, tout près des bambous, prend cinq minutes et change de décor. Un déjeuner léger — tofu yudofu, donburi ou bentō — se trouve autour de la gare Randen ou le long de la rivière.

Kinkaku-ji avant la vague de midi

De Arashiyama vers Kinkaku-ji, bus ou taxi. Le Pavillon d’or ouvre à 9 h, ticket 500 yens, circuit extérieur uniquement. On vise l’ouverture ou, à défaut, juste après le déjeuner des groupes. La feuille d’or sur l’étang dure 30 à 40 minutes. Ryoan-ji et son jardin de quinze pierres se trouve à une courte distance ; 600 yens environ, atmosphère plus calme que Kinkaku-ji. Ninna-ji peut s’ajouter si on a encore une heure.

Retour vers le centre en fin d’après-midi. Un onsen d’hôtel ou un bain public relâche les mollets. Dîner autour de Sanjo ou Kawaramachi : ramen, kushiage ou sushi de maquereau style Kyoto.

Jour 3 : Fushimi Inari, Nijo et marché Nishiki

Les torii avant 8 h

Fushimi Inari Taisha reste gratuit et ouvert 24 h. JR Nara Line, deux arrêts depuis Kyoto Station, gare Inari. À 6 h 30 ou 7 h, le premier tunnel de torii vermillon se traverse presque seul. La majorité des visiteurs s’arrête après les deux premiers corridors. Monter jusqu’au Yotsutsuji, le belvédère, prend 45 à 60 minutes aller. Le sommet complet demande deux heures. On n’est pas obligé d’aller au bout. Chaussures avec semelle, gourde, respect des sentiers latéraux peu éclairés si on part trop tôt l’hiver.

Les bâtiments administratifs (omamori, goshuin) ouvrent plus tard, vers 8 h 30. On peut redescendre, prendre un café près de la gare, puis remonter vers le centre.

Château de Nijo et cuisine de Nishiki

Le château de Nijo (Nijo-jo) ouvre vers 8 h 45, entrée adulte autour de 1 300 yens. Les planchers « rossignol » grincent volontairement. Les peintures des salles du shogun et le jardin Ninomaru méritent 75 minutes. Métro Tozai, station Nijojo-mae.

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Le marché de Nishiki s’étire sous une galerie couverte. Pickles, brochettes de poulpe, donuts au soja, couteaux chez Aritsuki depuis le XVIe siècle, thé, wagashi. On goûte plus qu’on n’achète des souvenirs lourds. Horaires approximatifs 9 h–18 h, certains stands ferment plus tôt. Teramachi et Shijo servent ensuite pour les derniers achats : papier washi, encens, thé matcha.

Si le train de départ part tard, une dernière balade sur les berges de la Kamo ou un verre à Pontocho referme le séjour sans ajouter de temple.

Tableau récapitulatif des trois jours

Jour Quartier et sites Transport principal
1 Kiyomizu-dera, Sannen-zaka, Yasaka, Gion Marche + bus 100/206 ou taxi
2 Arashiyama, Tenryu-ji, Kinkaku-ji JR Sagano + bus ou taxi
3 Fushimi Inari, Nijo-jo, Nishiki JR Nara + métro Tozai

Budget, saison et rythme

Entrées temples du circuit : environ 500 yens pour Kiyomizu-dera et Kinkaku-ji, 500 yens pour le jardin de Tenryu-ji, 1 300 yens pour Nijo, zéro pour Fushimi Inari et les bambous. Transport : 800 à 1 500 yens par jour avec une IC. Repas : 1 000–1 500 yens le midi, 2 000–5 000 le soir. Total visites + déplacements sur trois jours : souvent 8 000 à 15 000 yens par personne hors hôtel.

Mars-avril et novembre saturent les rues d’Higashiyama et d’Arashiyama. Mai, début juin, septembre et février laissent plus d’air. En été, on commence encore plus tôt. En hiver, les temples ferment parfois 30 minutes plus tôt ; on vérifie la veille.

Trois jours montrent l’essentiel. Quatre ou cinq jours ajoutent le chemin du Philosophe en entier, Ginkaku-ji, Ohara, Kurama ou Uji. Avec le programme ci-dessus, on rentre avec des images nettes plutôt qu’une liste de noms vus en courant.

Conseils concrets avant de partir

  • Réserver l’hôtel et les dîners kaiseki plusieurs semaines à l’avance en haute saison.
  • Charger la carte IC dès l’aéroport ou la gare, garder 3 000 yens dessus.
  • Partir des sites stars avant 8 h : Kiyomizu-dera, bambous, Fushimi Inari.
  • Prévoir une veste légère : les temples sont ouverts, les matins restent frais.
  • Ne pas photographier geiko et maiko de face ni les suivre dans les ruelles privées.
  • Garder un créneau « rien » en fin d’après-midi du jour 2 : les files et les pentes fatiguent.

Une vidéo pour visualiser le rythme

Cette vidéo parcourt temples, ruelles et assiettes sur trois jours. Elle aide à calibrer le temps de marche et l’ambiance réelle des quartiers, au-delà des photos retouchées.

Questions fréquentes

3 jours à Kyoto, c’est trop court ?

Non pour une première visite ciblée. On voit Kiyomizu-dera, Gion, Arashiyama, Kinkaku-ji, Fushimi Inari et Nishiki. On laisse de côté les montagnes du nord et la plupart des jardins secondaires. Quatre jours deviennent utiles dès qu’on veut le chemin du Philosophe sans le comprimer.

Faut-il un Japan Rail Pass pour ce circuit ?

Pas pour rester dans Kyoto. Les trains locaux, le Keihan et le bus suffisent. Le JR Pass se justifie si le séjour relie Tokyo, Hiroshima ou Kanazawa le même voyage. Une ICOCA couvre les déplacements urbains sans calcul.

Peut-on faire Fushimi Inari et Kiyomizu-dera le même jour ?

Oui géographiquement, les deux sont à l’est-sud-est. On le déconseille si on veut les deux au calme : Fushimi Inari mérite l’aube, Kiyomizu-dera aussi. Les coller le même matin force à sacrifier l’un des deux. Mieux vaut les séparer comme dans cet itinéraire pour visiter Kyoto en 3 jours.

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